Consommez local

Consommez de bons produits martiniquais


 Découvrez notre base de données collaborative sur les producteurs alimentaires locaux !

Cette base de données à finalité collaborative est née d'une réflexion, quand on ne connaît pas les acteurs, il est dur de les trouver. Alors quoi de mieux qu'une base de données qui les regroupes tous ? 

Dans un premier temps elle est consacré au producteurs du sud OU ceux du reste de l'île qui vendent jusque dans le sud !

N'hésitez pas à nous aider à la compléter ! Si vous connaissez des producteurs ou autres qui n'apparaissent pas dans la base de donnée, n'hésitez pas nous le dire via le Google Forms suivant :



Pourquoi cette base de donnée est importante ?

L’importance de mettre la lumière sur les producteurs locaux et les acteurs de l’agroécologie en Martinique, et dans un enjeu plus global pour l’entièreté des Antilles, est extrêmement importante.

En effet, grâce à son climat chaud et humide, la Martinique se devrait d’être une terre d’agriculture. Pourtant depuis l’époque coloniale, la monoculture s’est installée sur l’ensemble de l’île, et de nos jours 2 monocultures dominent, la culture de la banane et celle de la canne à sucre. Ces 2 monocultures sont évidemment destinées à l’exportation et représente à peu près la moitié de la production agricole martiniquaise. Cependant, l’agriculture vivrière (destinée à l’autoconsommation) elle ne représente qu’une petite part de 7%.

L’état actuel de l’agriculture martiniquaise fait que l’île est ultra dépendante de l’importation pour satisfaire les besoins alimentaires de la population. Plus ou moins 60% des fruits et légumes sont originaires de l’étranger.

Cette économie centrée autour de l’import-export des denrées alimentaires n’est pas nouvelle, et nombres de scandales environnementaux et de santé publique se sont produit pour satisfaire la production de ces monocultures.[1] Au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, l’agriculture a utilisé beaucoup de pesticides, surtout dans les plantations de bananes. Cela a fortement pollué les sols et l’eau des îles, avec des conséquences graves pour la santé des habitants.

Le pesticide le plus inquiétant est le chlordécone. Il se présentait sous forme de poudre blanche et était utilisé entre 1972 et 1993 (officiellement) pour lutter contre un insecte qui détruisait les bananiers.

Aujourd’hui, plus de 25 % des terres agricoles en Martinique et en Guadeloupe sont encore contaminées par ce produit, qui peut rester dans l’environnement pendant très longtemps (de 60 à 700 ans) et est considéré comme probablement cancérigène.

Cette pollution représente aujourd’hui un problème majeur de santé publique dans ces territoires.[2]

Fort heureusement, une solution durable existe pour faire de la Martinique un exemple d’autosuffisance alimentaire. Cette solution s’appelle l’agroécologie et c’est à la promotion de celle-ci que ce document est destiné.

L’agroécologie se défini comme : « l’utilisation intégrée des ressources et des mécanismes de la nature dans l'objectif de production agricole. Elle allie les dimensions écologique, économique et sociale et vise à mieux tirer parti des interactions entre végétaux, animaux, humains et environnement ». Autrement dis et pour simplifier, c’est une production agricole plus naturelle car on laisse la nature s’exprimer par elle-même et cette production se fait plus sous la forme d’un écosystème. Dans un enjeu plus large, l’agroécologie sert aussi à façonner des systèmes alimentaires plus durables, autrement dis qui sont viables économiquement, mais en protégeant et en respectant l’environnement et les normes sociales.

Au sein de l’agroécologie, on retrouve certains types d’agriculture comme l’agriculture biologie, l’agriculture régénérative ou encore la permaculture que vous connaissez peut-être.1

Pour que la population martiniquaise mais pas seulement, puisse consommer localement et sainement, il faut développer cette agriculture pour que l’île devienne le plus autonome possible alimentairement.

Ce document sert donc de base donnée pour recenser les différents acteurs de l’agroécologie présent sur l’île pour que vous, consommateurs, les trouviez plus facilement et pour qu’eux, producteurs, aient une activité viable et de la visibilité.  

 

Sources :

1. Besset, O. (2021, juillet). L’agroécologie au sein des agricultures de petite échelle en Martinique et en Guadeloupe: des solutions à la souveraineté alimentaire.

Savoir udeS.

https://usherbrooke.scholaris.ca/server/api/core/bitstreams/e35aef57-0e47-4f0c-992e-d2750725bb76/content

 

2.  Ferdinand, M. (2017, septembre). De l’usage du chlordécone en Martinique et en Guadeloupe : l’égalité en question.

               HAL open science.

https://hal.science/hal01861800v1/file/De_l_usage_du_CLD_en_Martinique_et_en_Guadeloupe...%20_%20modifications%20pour%20poche.pdf


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